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02/07/2008 - journal Sud Ouest 64 : un prêt pour les précaires |
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MICROCRÉDIT. Depuis deux ans, le Secours catholique du Sud-Ouest expérimente avec succès cette formule pour tous les exclus du crédit bancaire Un prêt pour les précaires Cécile Bourgneuf Acheter une nouvelle voiture ou payer la caution de son logement était jusqu'à maintenant impossible pour les plus pauvres. Difficile d'obtenir un prêt quand on gagne moins de 1 000 euros par mois. Pour résoudre ce problème, le Secours catholique du Pays Basque s'est alors intéressé au microcrédit. 1Qu'est ce que le microcrédit ? Il s'agit d'un prêt à faible montant à des entrepreneurs ou artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires. Le Secours catholique a, lui, expérimenté dans plusieurs régions, dont le Sud-Ouest, le microcrédit social. Cette formule concerne les travailleurs pauvres, Rmistes ou handicapés qui gagnent entre 500 et 1 000 euros par mois. Ici, l'âge ou l'état de santé du demandeur ne sont pas des critères de refus. 2 Comment cela fonctionne t-il ? La personne qui souhaite bénéficier d'un microcrédit se rend dans une des huit permanences du Secours catholique au Pays Basque pour remplir un dossier. Celui-ci est ensuite présenté à une commission locale composée de deux représentants du Secours catholique et de deux représentants de la banque qui accorde le prêt. Au Pays Basque il s'agit du Crédit Mutuel. La commission décide alors d'accorder ou non le prêt. Si la réponse est positive, le demandeur se rend à la banque pour signer son dossier et sera secondé par un bénévole. Le montant prêté varie de 300 à 3 000 euros pour une durée maximale de 36 mois. 3 Est-ce plus avantageux qu'un crédit « classique » ? « Non », selon Germaine Bourdais, déléguée du Secours catholique pour le Pays Basque. « Nous essayons de coller au plus près de la réalité et leur prouver qu'ils sont capables de rembourser » 4 Quel est l'objectif de ce dispositif ? Premier objectif : responsabiliser la personne. L'association ne veut pas d'une banque pour les pauvres qui ne ferait que les stigmatiser. Elle souhaite les intégrer dans la société. « Il faut permettre aux personnes de ne plus venir nous voir ». Deuxième objectif : « Prouver aux banques qu'on peut avoir des petits revenus et être bons payeurs ». 5 Quels sont les résultats de cette expérience ? Au Pays Basque, sur environ 35 demandes, 15 ont été acceptées. La majorité des prêts concerne l'achat, la réparation ou l'assurance d'une voiture. Les résultats sont donc positifs même si Germaine Bourdais espère trouver une solution pour les personnes surendettées exclues de ce dispositif. Reste que le microcrédit social est un premier pas vers une plus grande autonomie, un grand pas pour retrouver confiance en soi.
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